Bonjour! Bienvenue à
« Tout le monde en blogue »
« Hommm hummmmmm hommm hum »
Votre animateur Cop I Lapage
« Hourra! Hourra! Hourra! Hourra! »
(Cop I) - Je vous présente mes deux acolytes : le dépité fédéral dépendant (de son humeur) et « chialeux » émérite, Arthur André, et le psy de service qui n’a rien à dire mais qui l’exprime clairement, le Doc Mal’Où?
« Hourra! Hourra! Hourra! Hourra! »
Comme invité aujourd’hui, voici de cyberpresse, Pierre Foglia.
« Hourra! Hourra! Hourra! Hourra! »
(Cop I) – Ça fait une mèche que l’on vous attendait sur ce plateau?
(P.F.) - Et je parle de quoi, moi?
(Doc) – Essayez donc de parler de sujets inédits?
(P.F.) - J'allais parler de la décision du directeur général des élections du Canada de permettre aux musulmanes d'aller voter complètement voilées,
(Arthur) – Quand je regarde pour qui on doit voter, moi aussi je me cacherais le visage.
(P.F.) - …mais Michèle Ouimet a dit tout ce que j'allais dire.
(Doc) – Elle dit toujours tout bas ce que l’on pense tout haut.
(P.F.) - J'allais parler de Charles Taylor,
(Cop I) – Celui qui s’accommode très raisonnablement de son statut d’intellectuel.
(P.F.) - mais Yves Boisvert...
(Arthur) – Il s’en ai chargé à votre place.
(P.F.) - J'allais parler de Cédrika,
(Cop I) – Je préfèrerais davantage lui parler.
(P.F.) - mais Rima...
(Arthur) – …vous a encore devancé.
(P.F.) - J'allais parler de Claude Poirier,
(Doc) – Selon mes statistiques, 95% des dires de Claude Poirier sont…
(Cop I) – Manon, pèse sur le piton.
(Doc) - …de valeurs sures.
(P.F.) - …mais Patrick Lagacé...
(Arthur) – …s’en est fort bien occupé. Jamais poirier n’a été aussi bien poivré.
(P.F.) - Tout ça dans les quatre premières pages
de notre journal d'hier. Je fais quoi, moi? Je parle
de mes chats?
(Cop I) – Alors, parlez-nous de vos chats?
(P.F.) - C'est la Ouimet qui me fourre le plus.
(Doc) – Être déstabilisant est une caractère inné chez cette race.
(P.F.) - On a les mêmes inclinations,
(Cop I) – J’ai cru le remarquer en vous lisant.
(Arthur) – Et votre autre chat?
(P.F.) - …je suis plus près de Michèle que de n'importe quel autre chroniqueur de La Presse.
(Cop I) – C’est ainsi que vous surnommez votre « Chatterie ».
(P.F.) - On fait presque double emploi, une chance qu'elle n'est pas à Montréal souvent.
(Arthur) – Ça doit être parce qu’elle ne fourre pas autant que la Ouimet.
(P.F.) - Au fait, c'est quand tu repars en Afghanistan?
(Cop I) – Dès que son contrat avec « Tout le monde en blogue » sera terminé.
(P.F.) - Pour revenir à cette histoire débile, moi non plus je ne comprends pas pourquoi le DG des élections fait aux musulmanes un accommodement qu'elles n'ont pas sollicité.
(Cop I) – Faudrait vérifier si Hérouxville n’est pas impliqué dans une élection complémentaire?
(Arthur) – D’autant plus que le conseiller municipal d’Hérouxville vient d’en remettre.
(P.F.) - On n'agirait pas autrement si on voulait ensevelir la commission Bouchard-Taylor sous 20 tonnes de mongoleries.
(Doc) – Faut dire que les commissaires ont ouvert grandement la porte.
(P.F.) - Puisqu'on parle de Taylor. Ce n'est pas vrai, je ne m'apprêtais pas à écrire sur Charles Taylor, mais je si l'avais fait j'eusse été plus près de la position de Martineau que de celle de mon collègue Yves Boisvert.
(Cop I) – La position assise devant son clavier, dégustant un verre de porto plutôt qu’un Coke zéro.
(P.F.) - C'est pourtant Boisvert qui a raison.
(Arthur) – Il se croyait dans un rêve.
(P.F.) - Pas raison
(Doc) – Je dirais même que Boisvert a toujours toute sa raison.
(P.F.) - gnagnagna.
(Arthur) – Il a toutes les raisons de rêver.
(P.F.) - Il a signé une autre chronique lumineuse.
(Arthur) – Il utilise une plume phosphorescente.
(P.F.) - Qu'on ne fasse pas à Charles Taylor
(Doc) - …la même chose qu’on voudrait faire à Claude Poirier.
(P.F.) - - un des intellectuels les plus intègres de notre temps –
(Cop I) – Attention à vos propos, Claude Poirier pourrait réagir avec un procès d’intention?
(P.F.) - un procès par contamination,
(Cop I) – Ça pourrait devenir contagieux, et très long.
(P.F.) - écrit-il en substance.
(Cop I) – Qui n’a pas lu les chroniques de Claude Poirier?
(P.F.) - Pas de commérage, pas d'amalgame.
(Arthur) – On voit que vous le connaissez bien.
(P.F.) - Une chronique dans laquelle il évoque Flaubert, mais même quand il ne l'évoque pas, on le sent toujours très près de Bouvard et Pécuchet,
(Arthur) – Je dirais plutôt Bavard et pleurnichet
(P.F.) - et surtout du Dictionnaire des idées reçues.
(Cop I) – Autrement dit, sa boîte vocale.
(P.F.) - Comme vous, je lis chroniques et éditoriaux pour me conforter dans mes propres opinions. Ils sont très rares ceux qui réussissent à m'amener sur leur terrain.
(Doc) – C’est peut-être parce qu’ils ne sont pas intéressés à inviter un malcommode?
(P.F.) - Boisvert en est un.
(Cop I) – Vous ne semblez pas l’avoir en haute estime.
(P.F.) - Bref vous avez compris que Boisvert m'écoeure. Il est plus intelligent que moi. Il écrit mieux que moi. Il est plus gentil que moi.
(Arthur) – Si vous voulez mon opinion, il n’est pas le seul.
(P.F.) - Mais le comble, savez-vous, en pleine sécheresse de la fin du moins de juin, il a été le seul dans toute la province du Québec à trouver des chanterelles. Même Pierre Gingras n'en trouvait pas.
(Arthur) – Ce n’est pas le temps libre qui manque chez les chroniqueurs de La Presse.
(P.F.) - J'allais marcher des journées entières, je revenais avec trois ou quatre champignons desséchés dans mon panier.
(Doc) – Pis deux autres aux pieds.
(P.F.) - Je rentrais: appelle Boisvert, disait ma fiancée. Je l'appelais. C'était pour me faire dire qu'il avait trouvé deux tonnes et demie de chanterelles dans Iron Hill, pas si loin de chez moi.
(Arthur) – Ton histoire serait bien plus drôle si elle était racontée par Martin Matte.
(P.F.) - Va donc chier, stie.
(Cop I) – Et si on changeait de sujet?
(P.F.) - J'aurais pu écrire sur Pierre Bourgault.
(Arthur) – On vous a encore devancé, avec une biographie, cette fois.
(P.F.) - Ajouter une autre réponse trafiquée à la grande question qui nous a tenus occupés une partie de la semaine:
(Doc) – Est-ce que Brière et Gainey, et Boivin et Brisson, se sont mal compris?
(P.F.) - pourquoi Pierre Bourgault a-t-il raté son rendez-vous avec René Lévesque? Pourquoi Lévesque et Bourgault ne se piffaient-ils pas?
(Doc) – Je préfère connaître le fond de l’histoire de Brière et de Gainey.
(P.F.) - Un, on s'en contrecrisse. Deux, la question est mal posée.
(Cop I) – Moi, j’aime bien Bourgault.
(P.F.) - Bourgault n'aurait jamais détesté Lévesque, bien au contraire, si Lévesque ne l'avait pas spontanément, immédiatement détesté le premier.
(Arthur) – Dans le même ordre d’idées, Malroney et Trudeau ne pouvaient se blairer.
(P.F.) - Pourquoi Lévesque détestait Bourgault? Devine.
(Arthur) – Pour les mêmes raisons que Trudeau, face à Malroney.
(P.F.) - Un indice?
(Arthur) – Un seul a le droit de faire le paon.
(P.F.) - C'est pas parce qu'il était albinos.
(Arthur) – Désolé de vous décevoir, M. Foglia.
(Cop I) – Laissons ce débat en blanc. Parlez nous donc de se grand disparu qui a fait les manchettes cette semaine.
(P.F.) - Quand on ne s'intéresse pas à l'opéra et donc pas au ténor, qu'est-ce qui reste de Pavarotti? L'homme? Où ça, un homme? Je n'ai jamais vu qu'un paon, je n'ai jamais vu que le cousin de Julio Iglesias.
(Cop I) – Mais tout le monde a son anecdote à son sujet.
(P.F.) - Pavarotti devait donner un concert à Montréal et on avait annoncé que, après ce concert, il y aurait réception et souper au Ritz. Il en coûterait 750$ pour souper avec le maître - dans la même salle - et 1000$ pour être à sa table, sur une estrade d'honneur qui ne pourrait accueillir que 10 convives (à noter que pour 400$ il était possible d'être simplement debout au bar et peut-être verrait-on passer le maître).
(Arthur) – J’ai déjà « brunché » au Ritz, leur réputation est surfaite.
(P.F.) - Ça, c'est la partie véridique. La suite, de mon invention, est tirée de ma chronique du 7 décembre 1996.
(Cop I) – Manon, pèse sur le bouton.
« Luciano Pavarotti fit son entrée sous les bravos. Il se dirigea vers l'estrade d'honneur, où un unique convive à 1000$ le billet l'attendait. Il le salua d'une courbette. Les autres ne sont pas arrivés? s'étonna-t-il.
Il n'y aura personne d'autre, répondit le convive unique. J'ai acheté les 10 billets à 1000$.
L'on se mit à table.
Vous devez être un grand passionné d'opéra, dit Luciano en attaquant son potage...
Pas vraiment, répondit l'unique convive. J'ai lu dans La Presse qu'il y aurait ce souper après votre concert et qu'il en coûterait 400$ pour vous voir passer, 750$ pour vous approcher, et 1000$ pour partager votre table. J'ai pensé que 10 000$ ne serait pas payer trop cher le plaisir de vous dire que vous êtes un gros con. »
(Cop I) - C’était Pierre Foglia.
« Hourra! Hourra! Hourra! Hourra! »